vendredi 31 octobre 2014

Burkina Faso : « Ce qui devait arriver est arrivé », résume la presse

Gouvernement dissout. Parlement brûlé. Nike TN Etat de siège décrété un temps, puis levé par le président Blaise Compaoré. Dans une allocution télévisée, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis vingt-sept ans, a laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas avant la fin de son mandat. L'opposition, quant à elle, exige son départ. Jeudi 30 octobre, le Burkina Faso a connu une nouvelle étape dans la grogne populaire à l'encontre de son régime.
Pour le quotidien Le Pays, « ce qui devait arriver est arrivé ». Dans un éditorial mis en ligne sur son site Internet, il se demande ainsi si le « pays des hommes intègres » va « vivre sa deuxième révolution ». Et de comparer la situation à la prise de la Bastille par le peuple français (1789), préalable à la chute de la monarchie et l'instauration de la République. La « colère des foules déchaînées » est en marche :
« On aura tenté en vain de convaincre Blaise Compaoré de ne pas dépasser les bornes que lui fixe la Constitution. Lui se contentait de bouder les sages conseils des uns et des autres, Cheap Jordan Shoes préférant plutôt ceux des courtisans et du clan. »
Fasozine estime en revanche que « le règne de la violence a pris le dessus sur celui de la raison ». Le pays se perd entre « révolution et confusion » : « La paix si chère aux habitants de ce pays est désormais dans une situation critique. »
Sans prendre parti, le site estime que le gouvernement et l'opposition sont allés trop loin. Et de souligner que les plaies laissées par le soulèvement de jeudi mettront plusieurs années à être pansées. « Il faut maintenant assumer la situation. »
« UN MESSAGE LIMPIDE »
Selon le site le Faso net, TN Requin au troisième jour de la désobéissance civile, « le peuple burkinabé prend les rênes de sa destinée. L'Assemblée nationale, l'un des symboles forts de la “pseudo-démocratie” tombe, la radio nationale est saccagée, des immeubles et résidences sont pillés et brûlés ». Blaise Compaoré estimait en 2013 que « jamais une marche [n'avait]

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